Régulièrement, nous pointons les "mauvaises affaires" réalisées par l'équipe majoritaire sur les transactions immobilières et foncières. Et régulièrement il nous est répondu que c'est l'estimation des Services de l'Etat (France Domaines) à laquelle on ne peut déroger.C'est faux !


A Mésanger, nous achetons "cher" et vendons "pas cher". Nous le rappelons en Conseil municipal mais sans effet, au contraire, il nous est même proposé de revenir sur certains votes.


Ci-dessous un article prouvant que ce que nous disons et écrivons depuis le début de mandat est la vérité.

 

Les "bonnes transactions" de la mairie pointées du doigt

Le 30/12/2011 à 06h00 par Martial Mehr

 

Certes la municipalité de Pierre Aylagas a le sens des affaires. Au point de lui valoir quelques rappels à l'ordre de la chambre régionale.

"La santé financière de la ville est très bonne", se réjouit Pierre Aylagas. C'est ce que révèle en effet le rapport de la Chambre régionale des comptes qui a épluché la gestion communale depuis 2007. "Une situation financière positive sur la période examinée... des dépenses maîtrisées... un investissement soutenu avec une capacité d'autofinancement importante et un niveau d'endettement peu élevé...».

Voilà en substance ce qu'il ressort de l'analyse comptable. En regardant de plus près, certains points examinés par la Chambre, particulièrement sur l'acquisition et la cession de parcelles du côté de la zone artisanale, on se dit qu'une situation inverse aurait été surprenante. Car il se trouve que la municipalité affiche un sens des affaires aigu. Au point de vendre un terrain à une enseigne commerciale pour un montant quatre fois supérieur à la valeur fixée par les Domaines. Le business est certes bénéfique. Mais il lui vaut aussi quelques rappels à l'ordre de la part de la Chambre régionale des comptes.


La ville achète et revend un terrain 1,5 fois plus cher
Celle-ci s'attarde notamment sur les transactions liées à l'implantation de l'enseigne Aldi. Elle s'étonne que la commune ait acheté à un particulier le terrain que visait la société plus une parcelle attenante avant de les céder à Aldi deux ans plus tard. En faisant largement augmenter le prix au passage. Et la Chambre de souligner in fine que "ces opérations successives apparaissent avoir été réalisées dans des conditions favorables et bienveillantes envers le propriétaire du terrain initialement acquis par la commune et le prix payé ultérieurement par l'acquéreur, à savoir l'enseigne commerciale, est particulièrement élevée".


Un prix très éloigné des Domaines

L'Institution reprochant également à la commune d'avoir non seulement acquis pour un prix au m2 trois fois supérieur (763 000 euros une parcelle 4 000 m2) à l'estimation des Domaines mais également trois fois supérieur au montant auquel elle cède des terrains adjacents à une autre société commerciale (Carrefour) quelques mois plus tôt. Enfin, en octobre 2009, soit deux ans après cette acquisition, la mairie décidera de céder les 7000 m2 de terrains à Aldi pour 2 millions d'euros, c'est-à-dire 1,5 fois plus que le prix d'achat par la commune et 4,6 fois plus que l'estimation des Domaines.


"Félicitez-moi !", répond sans détours le maire sur cette question. Car l'ancien professeur de math a fait ses petits calculs. "C'est une très bonne affaire et je suis content qu'on ait pu réaliser cette vente", se défend-il. "Quand j'ai su que la propriétaire allait vendre son terrain, je n'étais pas d'accord. La ville devait l'acheter pour maîtriser le foncier. Certes, on le revend plus tard au même acquéreur. Mais il faut savoir que les gens se battent pour avoir des terrains sur la zone artisanale. Et quand cela rapporte à la commune, cela ne me gêne pas", conclut le maire.

 

Paru dans l'Indépendant.

Par elus mcs - Publié dans : Actualité - Communauté : Les blogs citoyens
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