Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010 prévoit de nouveaux déremboursements de médicaments. Dans quelle mesure pourrez-vous compter sur votre complémentaire santé pour les compenser ?
Il faudra faire avec : pour les patients, le poste " Santé " devrait peser encore plus lourd en 2010. Parmi les mesures discutées dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité
sociale (PLFSS) figure en effet la baisse du taux de remboursement d'une centaine de médicaments.
Des médicaments que le gouvernement considère comme " non indispensables ", au service médical rendu jugé " faible " ou " insuffisant ". Sont particulièrement visés les vasodilatateurs, certains
désinfectants (Hexomédine), anti acnéiques (Eryfluid) ou crèmes anti inflammatoires (Nifluril). Leur taux de remboursement par la Sécurité sociale devrait passer de 35 à 15%. Un exemple en
chiffres : vous achetez un médicament qui coûte 25 EUR. Aujourd'hui, la Sécurité sociale vous rembourse 8,75 EUR (taux de 35%). Il reste donc à votre charge 16,25 EUR. Lorsque le taux passera à
15%, vous ne serez plus remboursé que de 3,75 EUR, 21,25 EUR restant à votre charge.
Si vous faites partie des 95% de Français qui disposent, d'après le baromètre TNS Sofres Prévoyance Santé (juin 2009), d'une assurance complémentaire santé, vous vous demandez légitimement si
votre " mutuelle " pourrait compenser ces déremboursements.
Quelle prise en charge par les mutuelles ? Traditionnellement, les complémentaires santé prennent en charge, via leur garantie pharmacie, les
frais induits par le non-remboursement ou le faible remboursement de certains médicaments. Mais la prise en charge dépend en fait du " statut " du médicament (remboursé ou non) et de la manière
dont vous vous le procurez (prescription ou non). Ici on parle bien de médicaments prescrits.
Or les mutuelles ont décidé de ne pas rembourser ces complémentaires voulues par le gouvernement.
Elles ont raison, soit un médicament est efficace et doit être remboursé "normalement" par la Sécu, soit non non, alors il n'y a pas de remboursement.
Pourquoi les mutuelles prendraient à leur charge charge les erreurs de gestion du gouvernement ?
Donc cela sera nous, mutualistes, ou non, de prendre en charge ces erreurs capitalistiques comme on nous a déjà fait prendre en charge les erreurs des banques ( pas de problème, elles
vont mieux et certaines même très bien, dépassant les bénéfices d'avant crise).
Payons donc mais n'oublions pas quand nous voterons (pour l'instant nous en avons encore le droit)
bonne ontinuation
et a bientot