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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 15:32

 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 09:30

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 20:28

Dans ce pays qui est frappé de "commémoritude" aiguë, où l'on entretien les anniversaires comme on soigne des plantes vertes (voir la guerre 14 - 18), un évènement est passé quasiment inaperçu : les 80 ans du Front Populaire.

Pourtant, le Front Populaire c'est

les congés payés,

les allocations chômage,

la semaine de 40 heures,

la liberté syndicale,

l'élection des délégués du personnel,

la généralisation des conventions collectives,

la scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans(contre 10 ans auparavant),

le droit à la retraite à 65 ans pour les travailleurs des mines,

la création de l'Office interprofessionnel du blé afin de soutenir les prix des denrées agricoles.

Le Front Populaire a permis à des hommes et des femmes ne faisant pas partie de la classe dominante d'accéder à des postes de ministres.

Marx Dormoy, fils de cordonnier au poste de ministre de l'intérieur et qui a commencé comme représentant de commerce.

Albert Bedouce, de père inconnu et d'une mère domestique au poste de ministre des Travaux publics, qui a commencé à 12 ans comme livreur à domicile.

Henri Tassot, secrétaire d'Etat qui a commencé comme employé de commerce.

On revivra la même expérience à la Libération avec le gouvernement issu de la résistance quand les élites avaient sombré dans la collaboration.

Grâce au Front Populaire, des familles d'ouvriers ont pu prendre le train pour la première fois et d'autres ont découvert le pays à vélo.

Pourquoi oublier cet anniversaire qui a été source de progrès social et continuer à célébrer les génocides et autres barbaries ?

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 09:00

Les mutineries de Cœuvres en juin 1917

 

A l’écart des fanfares, des drapeaux et des rodomontades guerrières

Si les bombardements « atroces » d’Alep et les frappes « justifiées » de Mossoul nous en laissent le temps, nous aurons sûrement droit, à l’occasion du 11 Novembre, à une énième évocation de la grande boucherie de 14/18. Profitons de ces circonstances pour mettre en lumière certains événements qui ont tendance à rester dans l’ombre et faire sonner quelques notes discordantes dans la symphonie des clairons.

 Printemps 1917 : cela fait presque 4 années que le conflit a débuté. Anesthésiés par la propagande guerrière et par une répression annoncée terrible, la grande majorité des citoyens de sexe masculin de ce pays, comme des pays voisins par ailleurs, a préféré monter au front plutôt que de s’insoumettre et de partir en cavale à l’étranger. L’enthousiasme « guerrier » commence cependant à s’émietter un peu : 500 désertions en 1914, 2433 en 1915, 8924 en 1916, et déjà plus de 15 000 pour les six premiers mois de l’année 1917. Cette statistique ne prend pas en compte les insoumis, c’est à dire ceux qui ont refusé d’être incorporés dans leur régiment. Si le moral des troupes est au plus bas, la colère est croissante et de plus en plus difficile à contrôler pour un état-major composé en bonne partie d’incapables (des survivants de la précédente aurait dit Vian !). Les soldats ne sont ni idiots, ni abrutis par l’alcool au point de ne pas se rendre compte que les hauts gradés les envoient se faire tuer pour rien. Une tranchée prise, perdue, reprise, reperdue et ce sont quelques milliers de bonshommes qui gisent sur le sol les yeux tournés vers un ciel ne leur offrant plus aucune espérance, plus aucun avenir. Les combats du Chemin des Dames ont été un échec cuisant et meurtrier. Cela n’empêche aucunement Nivelle, le successeur de Joffre, de vouloir continuer cette politique d’offensive. Un galon à gagner toutes les mille, dix mille, cent mille… victimes !

 Une autre affaire se déroule à l’arrière du front en cette mi-temps d’année et participe à la démoralisation des troupes  : celle des passeports pour Stockholm. Une conférence de l’internationale des partis socialistes contre la guerre doit avoir lieu en Suède, à Stockholm. C’est la troisième du genre. La précédente a eu lieu à Zimmerwald en Suisse, en 1916. Un certain nombre de délégués français ont demandé au gouvernement un passeport pour pouvoir assister à cette réunion qui suscite de grands espoirs parmi les militants ouvriers. Ce droit leur est refusé au mois de juin 1917 et entraine la sortie de la SFIO de l’Union Sacrée. A part quelques marchandages politiques, la SFIO n’ira guère plus loin dans son action d’ailleurs, mais il faut dire que le PS de l’époque est divisé en trois courants : pour la guerre à outrance, en paroles et en actes / contre, en paroles et pour, en actes / totalement opposé. Ce dernier courant est plutôt minoritaire alors que le premier domine le parti. Au congrès de Zimmerwald, en 1915, seuls deux socialistes français participent : Merrheim et Bourderon. Mais, en 1917, alors que le courant des opposants s’est renforcé, aucun délégué français ne participera au congrès de Stockholm. Le gouvernement a fait le nécessaire. Beaucoup de soldats espéraient que cette mobilisation internationale pourrait hâter l’issue du conflit. La désillusion est grande et provoque la colère des plus politisés. De plus en plus de poilus se demandent dans l’intérêt de qui ils se battent. Ils pourraient aussi se poser la question de « qui les trahit ? » Lorsqu’il conduit une vaste campagne de répression contre les ouvriers en grève, au printemps 1918, Clémenceau peut s’appuyer sans inquiétude sur la direction de la SFIO. Toute ressemblance… patati et patata…

 C’est dans ce contexte que débute la vague de mutineries dans les environs de Soissons. L’épisode de Cœuvres n’est qu’une révolte parmi d’autres, mais ce qui la distingue cependant c’est son ampleur, puisque l’on dénombre plusieurs centaines de mutins. Le 1er juin, le camp où est cantonné le 370ème est traversé par un convoi de camions. Ce sont les hommes du 129ème et du 36ème d’infanterie qui sont retirés vers l’arrière du front après s’être révoltés. Ceux du 370ème, en repos depuis quelques jours seulement, doivent remonter dans les tranchées pour les remplacer. Dans les camions, les poilus agitent des drapeaux rouges, chantent « l’internationale » et hurlent des slogans hostiles à la poursuite des hostilités (rapport du caporal Damiron). « Ce n’est pas sur Berlin qu’il faut marcher mais contre Paris. Si vous n’êtes pas des lâches, vous n’irez pas au front…». De tels propos provoquent un mouvement de révolte dans le cantonnement. De petits groupes se forment ; les murmures se font clameurs ; deux compagnies, puis une troisième du 370ème RI ne veulent pas mourir pour rien eux non plus. Le 2 juin, ils refusent d’obéir aux ordres de l’état-major et organisent la révolte. Suivant l’exemple des « soviets de députés de soldats » élus dans les régiments russes, ils élisent des délégués et forment un comité révolutionnaire chargé de maintenir la discipline dans le régiment. Les mutineries sont fréquentes et les informations circulent même si l’état major fait tout ce qu’il peut pour verrouiller l’information. Il est difficile de reconstituer le fil exact des événements tant les sources sont morcelées et contradictoire. L’organisation de l’appareil militaire est complexe également. Il faut se baser sur les journaux de marche et sur des rapports souvent partisans qui tendent à minimiser les faits quand ils ne les dénaturent pas complètement. Les témoignages des soldats impliqués sont rares, et pour cause !

 Le 3 juin, une colonne de mutins se forme et se dirige vers Missy au bois. Ils veulent rejoindre leurs camarades du 17ème à Soissons (1), car ils ont appris que ceux-ci également ont dressé l’étendard de la révolte. Ils sont arrêtés dans leur mouvement à la gare de Berzy-le-sec, par un bataillon du 5ème RI sous les ordres du Prévôt du Corps d’Armée. Les mutins s’installent dans le village de Missy où ils sont assiégés par la cinquième brigade de cavalerie.  Le même jour, le restant du régiment est transféré au front, mais 400 soldats sont aux « abonnés absents », ce qui représente quand même 20% de l’effectif complet. Les mutins prennent le contrôle du village de Missy et y installent leur propre « gouvernement révolutionnaire ». Ils vont tenir 5 jours avant de se rendre. 23 d’entre-eux, considérés comme des meneurs sont enfermés en cellule à la prison de Soissons. 393 autres soldats sont emmenés en camion au camp d’évacuation de prisonniers de guerre de Vaux, près de Compiègne. Comme d’habitude, la sélection des meneurs se fait de manière tout à fait arbitraire. Il s’agit d’intimider et non de chercher à rentrer dans le détail des faits. Trente et un conseils de guerre ont lieu. Dix-sept soldats sont condamnés à mort ; les autres sont condamnés aux travaux forcés.  Une seule peine de mort est exécutée (2) : le soldat Joseph-Louis Ruffier du 370ème, originaire du Rhône, est fusillé à St Pierre l’aigle le 6 juillet (3).

 Pour l’état-major, il n’est question que de complots pacifistes ! Aucune raison de remettre en cause les choix stratégiques… Voici ce que répondit le Général Franchet d’Esperey au député Henri Gallichet qui venait de témoigner, devant le parlement, de la mutinerie de Soissons. Pour lui il s’agit d’ « un véritable complot organisé qui tend à dissoudre toute discipline… Les meneurs étaient en relation à Paris avec des agents louches de désordre. L’enquête a démontré que les promoteurs de la rébellion projetaient de s’emparer d’une gare et de se faire transporter par chemin de fer à Paris pour y soulever la population contre la guerre. La révolution russe doit servir de modèle… Les troupes sont tenues en état de surexcitation continuelle par les journaux remplis de détails sur les évènements de Russie, par les relations d’incidents parlementaires hostiles aux généraux, par les exagérations pessimistes… Pourquoi ferme-t-on les yeux ? Pourquoi ne réprime-t-on pas ? Cela cessera ou nous n’aurons plus d’armée, et l’ennemi, en cinq jours, pourrait être devant Paris ! »
Pour Nivelle aussi, c’est la propagande venue de l’arrière qui démoralise les soldats et non ses ordres aberrants : « Depuis plus d’un an, des tracts, brochures, journaux pacifistes parviennent aux armées. On en découvre davantage en quinze jours qu’on n’en saisissait en trois mois, en 1916… Ils sèment le doute quant à la justice de la cause pour laquelle les soldats se battent. Ils font l’apologie de l’Allemagne, affirment l’impossibilité de la victoire, et prétendent que la paix seule résoudra les problèmes du charbon et de la vie chère. D’aucuns renferment les plus dangereuses indications et les pires conseils… Ces factums entament l’esprit d’offensive  des combattants, les énervent, les découragent […] Il y aurait lieu de saisir les tracts dans les imprimeries qui les tirent, d’interdire les réunions où les discussions ne se limitent pas à des questions strictement professionnelles, de supprimer le journal révolutionnaire russe Natchalo, d’empêcher les menées de Sébastien Faure, Merrheim, Hubert et de la douzaine d’agitateurs qui les appuient, de briser la propagande pacifiste et d’exiger un travail normal dans les usines de guerre et les arsenaux. »

 Après cet épisode agité, le 370ème va poursuivre sa trajectoire militaire comme si de rien n’était. Les événements relatés ici ne figurent même pas dans le journal de marche du régiment publié en 1919. Seuls les faits « héroïques » y sont consignés. En juin et juillet 1917, le régiment alterne, semaine après semaine, les engagements au front et les pauses à Missy. Sur ordre du Grand Quartier Général, le régiment est dissous le 30 octobre de la même année.
Officiellement, près de mille soldats français ont été passés par les armes pendant la première guerre mondiale, mais cette macabre comptabilité ne recense pas les exécutions sommaires et les bavures pas toujours accidentelles (tirs d’artillerie volontairement trop courts pour obliger les soldats à quitter les tranchées par exemple). Ces derniers faits sont difficiles à prouver et permettent d’améliorer les statistiques. Sur ce, je vous laisse le plaisir de suivre les défilés et cérémonies du 11 novembre. Ce jour là, je ne peux pas, je vais relire « les mémoires d’un insoumis » d’Eugène Cotte, histoire de vous en causer dans une prochaine chronique littéraire.

Post-Scriptum – ce texte n’est pas qu’une feuille supplémentaire ajoutée aux « pages de mémoire ». S’il a pour objectif de nourrir votre curiosité, il a pour objet principal de démontrer l’absurdité de toutes les guerres. La violence est parfois nécessaire mais elle est le plus mauvais moyen d’émancipation que nous ayons à notre disposition. On ne pourra construire une société sur des bases nouvelles que le jour où toutes les vies humaines pèseront le même poids sur la balance. Que ceux qui n’ouvrent la bouche que pour éructer leur haine du voisin la ferment pour un bon moment. J’emmerde ceux qui trouveraient une quelconque connotation religieuse à ce discours, car aucune religion ne met cet axiome en pratique, même si certains de ses représentants se gargarisent avec tous les matins.

 

Notes – (1) eh oui ! il s’agit du fameux 17ème, celui qui a refusé de tirer sur les vignerons révoltés du Languedoc en juin 1907 à Montpellier… (2) L’état-major, visiblement, ne souhaite pas envenimer une situation déjà bien explosive sur le front. Les pelotons d’exécution opèrent moins souvent qu’en 1914. (3) Sa fiche n’est pas accessible sur le site « mémoire des hommes » au ministère des armées.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 07:38

Dordogne : un couple condamné à faire taire les grenouilles

Le coassement des grenouilles installées dans leur mare indispose leurs voisins. La justice ordonne la mise à mort du plan d'eau.

Pour la cour d'appel de Bordeaux, le chant des grenouilles est une nuisance sonore.
Pour la cour d'appel de Bordeaux, le chant des grenouilles est une nuisance sonore. © Biosphoto / B & G Médias/ B & G Médias

Nul n'est censé ignorer la loi, alors sachez-le : le coassement des grenouilles peut être considéré comme du tapage nocturne ! Ces bruyants batraciens peuvent ainsi, s'ils ont élu domicile chez vous, vous valoir une condamnation devant un tribunal. Cette mésaventure vient de survenir à Annie et Michel Pecheras, un couple vivant à Grignols, un petit hameau situé en Dordogne, non loin de Périgueux.

Leurs voisins, exaspérés par les quelques dizaines de grenouilles installées dans leur mare, ont porté plainte il y a maintenant plusieurs années, exigeant la mise à mort du plan d'eau de 300 mètres carrés. En 2012, statuant en première instance, le tribunal de Périgueux les a déboutés de leur demande, donnant raison aux Pecheras. Seulement voilà : saisie à son tour, la cour d'appel de Bordeaux, elle, n'a pas suivi. Elle a considéré que le chant des rainettes à la saison des amours (qui dure environ deux mois), évalué à 63 décibels par un expert, constituait une réelle nuisance sonore. Elle a condamné Annie et Michel Pécheras à combler leur mare.

Une mare plus que centenaire

Le couple est dans l'incompréhension. « C'est un endroit très paisible. Moi, je viens me reposer ici une demi-heure tous les soirs », raconte Annie, citée par France Bleu Périgord, les larmes aux yeux à l'idée que ce « petit paradis » puisse disparaître. « On est à la campagne, c'est malheureux de ne pas pouvoir supporter le bruit des animaux », renchérit son mari. Selon eux, la mare est inscrite au cadastre du village depuis plus d'un siècle. Aussi le couple envisage-t-il de se pourvoir en cassation, en dépit des importants frais de justice qu'ils ont déjà été contraints d'engager. Tous deux espèrent parvenir à faire reconnaître l'utilité de leur mare. « Si les pompiers doivent venir éteindre un feu, c'est le point d'eau le plus proche », argue Michel, qui a également contacté l'association de défense des animaux sauvages pour l'aider à défendre cette « zone humide » menacée.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 15:31

~~Les espaces verts, un investissement rentable pour les villes

 

Une étude qui ne concerne pas Mésanger, car dès qu'il y a une possibilité de construire ou de vendre pour construire, la majorité municipale n'hésite pas. Nous l'avons déjà signalé dans le bulletin de la commune. Chacun peut le constater dans le bourg. Heureusement que le PLU et le code de l'urbanisme l'interdit, autrement ils seraient capable de construire dans l'allée des chênes. La densification d'accord, la surpopulation pas d'accord !

 

Les toitures végétalisées permettent une réduction de la facture énergétique de plus de 30%. Les toitures végétalisées permettent une réduction de la facture énergétique de plus de 30%. 

Augmenter de 10% la densité des espaces verts en ville pourrait permettre d'économiser 94 millions d'euros par an en dépenses de santé, relève une étude. La présence d'un espace vert à 100 mètres peut représenter jusqu'à 10.000 euros de plus-value pour un immeuble. Promouvoir un urbanisme durable : c'est le sujet choisi par l'Union européenne pour l'ouverture, ce lundi 30 mai, de sa Semaine verte, dont le fil rouge de cette année est le thème de l'investissement dans un avenir plus écologique.

 

Les ministres de l'Environnement des Etats membres se sont pour l'occasion retrouvés à Amsterdam afin de signer un texte commun : le pacte d'Amsterdam, fixant un cadre, des objectifs et un agenda urbain communs. Si l'énergie occupe une place centrale dans le programme, l'accroissement des parcs et des toitures végétales figure aussi parmi les mesures encouragées,dans le sillon de quelques modèles tels que Ljubljana, capitale verte de l'Europe en 2016. Gouvernements, municipalités et diverses parties prenantes sont appelées à se mobiliser.

Mais comment encourager les villes, qui jusqu'à présent consacrent moins de 1% de leur budget annuel aux espaces verts, à s'engager plus franchement dans cette voie? Au-delà des 15 milliards d'euros qui seront consacrés d'ici à 2020 à l'objectif de développement durable en milieu urbain par le Fonds européen de développement régional (FEDER), une autre considération pourrait jouer : la rentabilité.

Plus de 8 Français sur 10 souhaitent habiter à proximité d'un espace vert

Accroître les espaces verts de ne serait-ce que 10% aurait en effet des répercussions économiques bénéfiques sous plusieurs angles, démontre une étude récemment réalisée par le cabinet Asterès et commandée par l'Union nationale des entreprises du paysage (Unep). Parmi les conséquences les plus immédiates et visibles, celles sur les économies d'énergie et le marché immobilier : les toitures végétalisées permettent une réduction de la facture énergétique de plus de 30%, alors que la présence d'un espace vert à 100 mètres peut représenter jusqu'à 10.000 euros de plus-value pour un immeuble.

Plus de 8 Français sur 10 souhaitent habiter à proximité d'un espace vert, révélait d'ailleurs une précédente enquête de l'Unep. Leur impact sur la santé est par ailleurs non négligeable. Les habitants des villes vivant à proximité d'un espace vert se déclarent moins souvent frappées par des des maladies courantes telles que l'hypertension artérielle et l'asthme, et se sentent en moyenne plus jeunes de cinq ans. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce meilleur état de santé - auto-déclaré mais aussi constaté dans diverses études scientifiques : une activité physique plus intense, moins de pollution...

Augmenter de 10% la densité des espaces verts en ville pourrait ainsi permettre d'économiser 94 millions d'euros par an en dépenses de santé pour ces deux affections, selon l'étude.

 

Trois emplois tous les 200.000 euros investis

Plus d'espaces verts peut aussi contribuer à réduire le chômage, fait valoir l'Unep. Le secteur du paysage, qui aujourd'hui enregistre 5,34 milliards d'euros de chiffre d'affaires engendré par 91100 actifs, serait en ce sens l'un de plus productifs d'ailleurs : tous les 200.000 euros investis permettraient de créer trois emplois, soit 3.5 plus que la moyenne des autres secteurs économiques, constate l'étude. "La présence d'espaces verts favorise l'attractivité démographique et touristique des villes, ce qui renforce les activités économiques initialement présentes et suscite de nouvelles implantations d'entreprises", avance enfin l'étude, sans fournir toutefois de données à ce sujet.

Pour inciter concrètement les collectivités locales, la conscience de ces atouts risque toutefois de ne pas suffire. En l'absence d'instruments concrets de valorisation positive, les coûts de création et d'entretien de ces biens collectifs gratuits, non compensés par aucun prix de marché, ne peut en effet qu'entretenir une sous-estimation de leur valeur économique accompagnée d'une logique de sous-investissement, regrette l'Unep.

C'est pourquoi l'organisation appelle à la mise en place d'une valorisation économique "artificielle", via par l'exemple "l'obligation de prévoir des espaces verts dans tous les programmes d'aménagements urbains (dès les permis de construire), ou encore l'instauration d'une TVA réduite sur les créations d'espaces verts, à l'instar des achats horticoles, afin de limiter le coût des aménagements paysagers pour les communes". "Autant de mesures qui permettraient de développer le végétal et de répondre à l'attente de nos concitoyens", souligne la présidente de l'Unep Catherine Muller, et qui viendraient concrètement en aide des élus locaux. Vu dans La tribune

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 10:48

Comment être une femme en politique? Un “Manuel de survie” dispense des conseils

 
En 2012, Cécile Duflot avait subi les lazzi de députés pour ses robes colorées

Comment ne pas être qu’un prénom ? Comment avoir voix au chapitre ? Comment s’organiser pour ne pas être une mère indigne ? Sandrine Rousseau, porte-parole nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, dispense une série de conseils à destination des femmes en politique dans un “Manuel de survie” (Les Petits Matins, mars 2015). Un bon moyen d’aborder le problème du sexisme en politique avec humour.


Comment avez-vous eu l’idée de faire ce livre ?

Sandrine Rousseau – A force d’observer des situations qui sont insupportables et qui marquent une différence notable entre hommes et femmes, j’ai eu envie, presque besoin, de les dénoncer. Exemple : je siège dans un conseil d’administration en tant qu’élue régionale. Un jour, on m’a demandé quel était mon CV pour siéger là, ce qu’on n’a jamais demandé à aucun de mes prédécesseurs, parmi lesquels figure Jack Lang. Je n’ai pas compris pourquoi on me demandait ça, donc j’ai refusé de le donner. On pose toujours la question aux femmes de comment elles sont arrivées là : par quotas ? Parce qu’elles ont couché ? On reconnaît assez peu les réelles compétences.


Vous parlez d’un “effet chewing-gum” dans votre livre…

En effet, quand on arrive, il y a un effet fraîcheur, on nous dit qu’on renouvelle la politique, qu’on amène quelque chose de nouveau. Puis quand on commence à s’apercevoir que vous êtes une femme de pouvoir et d’action et que vous n’allez pas forcément dans le sens attendu, quelque chose d’assez violent se met en place contre vous. Heureusement cela ne dure pas.


Que pensez-vous de la discrimination positive, de la politique des quotas ?

Ce que je constate, c’est que les quotas ont révolutionné la vie politique française. Il y a très nettement un avant et un après. Ils ont permis à beaucoup de femmes d’entrer en politique. Les femmes, pour l’instant, n’y rentrent pas de la même manière que les hommes. Le tout est qu’elles conservent leurs postes une fois rentrées. On a désormais des lois qui obligent à la parité en politique. On avait le conseil général qui était un fief d’hommes mais le scrutin va être changé puisque maintenant on élira forcément un homme et une femme. Au-delà de ces politiques, il faut mettre en évidence la somme de détails qui fait que les femmes ne sont pas traitées de la même manière que les hommes, rappeler ce qui est sexiste. Ce livre a, aussi, vocation à donner de vrais conseils aux femmes, que j’ai moi-même mis en pratique ou que les autres femmes qui ont témoigné ont mis à profit.


Avez-vous reçu le soutien d’hommes politiques ?

(Rires) Pas encore non ! Ce qui ne veut pas dire que je ne vais pas en recevoir…. Les hommes politiques n’ont souvent pas conscience d‘être dans une attitude sexiste. Beaucoup d’entre eux ont eu l’habitude d’un milieu politique exclusivement masculin avant que les quotas arrivent sous Jospin et commencent à féminiser le milieu. Ça a désemparé beaucoup d’hommes politiques qui ne savaient plus comment se comporter. Mais les femmes, elles aussi, ne se rendent souvent plus compte de ce qui est sexiste ou pas. Quand j’ai fait ce livre, beaucoup de femmes politiques que j’ai interrogées m’ont dit avoir effectivement reçu des remarques sur leur voix trop ceci ou trop cela, sans relever leur sexisme. Le nombre de fois où j’ai vu des tribunes exclusivement composées d’hommes ou composées d’hommes et deux femmes qui font plantes vertes… C’est inconcevable.


Comment lutter contre ces attitudes ?

Avec de l’humour et de la provoc’. On a souvent tendance à appeler une femme par son prénom et ça arrive à tous les échelons. Quand ça m’arrive, je plie une feuille en deux et j’écris mon nom et mon prénom dessus, ou je demande à celui qui anime la réunion de dire mon nom de famille. De même, quand on me demande si j’ai couché, je réponds  : “Oui bien sûr et je le referai plein de fois !” Il n’y a que la réponse grotesque qui va marquer les gens.


En octobre dernier, le député UMP Julien Aubert avait été sanctionné pour avoir appelé Sandrine Mazetier, vice-présidente de l’Assemblée nationale, « Madame le président ». Vous aviez été choquée ?

Il n’y a aucune raison de dire  “Madame le président”. Nous sommes en 2015 et les épisodes sexistes se multiplient à l’Assemblée nationale. On se rappelle de l’épisode de la robe à fleurs de Cécile Duflot, ou du moment où des députés s’étaient mis à caqueter pendant que Véronique Massonneau (EELV) s’exprimait à la tribune. C’est scandaleux. Les hommes nous renvoient en permanence l’idée qu’on a tout eu, les quotas, les postes, etc. et donc qu’on n’a plus à se plaindre. Mais il faut faire en sorte que ce type de comportement ne puisse plus avoir lieu aujourd’hui. On n’a jamais caqueté pendant qu’un homme parlait, on n’a jamais demandé à un homme de se déshabiller pendant qu’il parlait, on n’a jamais dit « Monsieur la présidente » à un homme. Pour moi, on détermine ce qui est sexiste ou non en se posant une question très simple : “Peut-on faire la même chose avec l’autre sexe ?” Si la réponse est non, c’est que c’est sexiste.


L’Académie française avait publié un communiqué suite à l’affaire Julien Aubert en rappelant que la féminisation n’est pas compatible avec “les fonctions qui sont des mandats publics distincts de leurs titulaires et accessibles aux hommes et aux femmes à égalité”…

C’est vrai que vu le nombre de femmes à l’Académie française, on peut s’attendre à ce que ça soit un haut lieu de la parité ! Pour moi, on est une Présidente, une élue, une députée, une ministre.


Vous dénoncez également dans votre livre le sexisme de certains médias…

Oui, ils y participent indéniablement, à mes yeux en tout cas. On invite davantage les hommes sur les plateaux télé. Ainsi, dimanche dernier, sur toutes les émissions politiques, radio et TV confondues, il n’y avait pas une seule femme d’invitée. C’est Laurence Rossignol [secrétaire d’Etat chargée de la famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie, ndlr] qui l’a relevé sur Twitter, avant d’être reprise par Libération. En plus, les femmes ont un temps de vie médiatique plus faible que les hommes. Il y a très peu de femmes de plus de 60 ans qui parlent dans les médias. Enfin, les médias ne présentent souvent pas les femmes comme des personnes capables de gérer les affaires publiques. Dans mon livre, je cite notamment un article de la Voix du Nord qui décrit l’arrivée “dans un courant d’air frais” de Marine Tondelier [candidate EELV à Hénin-Baumont en 2012, ndlr], vêtue d’ “une petite robe noire coquette”. C’est complètement à côté de la plaque d’écrire ça. On parle aussi beaucoup des compagnons des femmes politiques et je n’ai pas trouvé l’équivalent pour les hommes. Dès qu’il y a un portrait de femme politique, il y a systématiquement son compagnon et ses enfants. Soit on le fait pour tout le monde, en partant du principe que le conjoint a une influence sur la ligne politique de la personne dont on parle, soit on se dit que ce n’est pas parce qu’on est en ménage avec quelqu’un qu’on a les mêmes opinions que lui et on ne tient pas compte du conjoint.


Vous expliquez que le toucher est un autre problème central pour l’intégration des femmes dans le milieu politique…

Oui, je l’ai ressenti très fortement. En politique, il faut être tactile. Mais quand vous êtes une femme et que vous touchez l’épaule d’un vieux président d’une association de foot, comme ça m’est arrivé, vous n’envoyez pas le même message que si vous étiez un homme de 60 ans. Il y a une sorte de trouble qui s’installe alors que si vous étiez un homme, le geste serait perçu comme de la franche camaraderie. C’est lié au fait que notre démocratie est très masculine. Les femmes ont également le problème du choix entre la bise et la poignée de main. Ce que n’ont pas les hommes politiques… Je n’ai pas la solution, mais je pense qu’en mettant ces éléments en évidence, on fait un premier pas. Il faut dénoncer avec humour, sans mettre les gens en difficulté, sans agresser.


Serait-il possible à l’heure actuelle qu’une femme accède à la présidence de la République, selon vous ?

Najat Vallaud-Belkacem est la première femme à accéder au poste de ministre de l’Education nationale, et nous sommes en 2015 ! C’est hallucinant sachant que la moitié – et je pense que je suis en dessous de la réalité – des professeurs sont des femmes. On a eu une seule Première ministre, Edith Cresson… J’ai l’impression que seules les femmes conservatrices, qui incarnent l’ordre, arrivent à un très haut niveau, comme Margaret Thatcher, ou Angela Merkel. Aujourd’hui, le monde politique est dominé par des hommes blancs de plus de 50 ans, alors qu’ils représentent 15 % de la population française. Il y a un problème avec la représentativité des femmes mais aussi des minorités visibles. Un des gros problèmes de notre démocratie c’est que les citoyens ne se retrouvent plus dans cette classe politique très uniforme. Pour moi c’est un devoir démocratique d’ouvrir la représentation à la population. Or, la loi ne suffit pas, il faut aller au-delà, s’attaquer aux détails, au sexisme ordinaire.


Une étude sociologique intitulée La Fabrique des garçons dénonce la façon dont la société impose la virilité aux garçons dès leur plus jeune âge, n’y a-t-il pas un travail à effectuer auprès des hommes politiques aussi ?

Il y a certes un travail à faire auprès des hommes mais je pense qu’il faut surtout responsabiliser les femmes. Si toutes les femmes étaient féministes, il n’y aurait plus de problème. Les femmes ont trop intériorisé le sexisme. La Fabrique des garçons montre par exemple que dans les cours de récré d’écoles primaires, les garçons occupent 80-90 % de l’espace avec des jeux de ballons, auxquels les filles ne participent souvent pas. Résultat : elles sont cantonnées dans un petit espace. Il y a donc déjà une répartition de l’espace qui est inégalitaire. Dans l’école de ma fille ils interdisent désormais les ballons deux jours par semaine, et ces jours-là les filles occupent beaucoup plus l’espace. Elles auront donc probablement un rapport au pouvoir différent. Et les hommes aussi d’ailleurs !


Etes-vous pour le fait que le 8 mars soit “la Journée internationale des droits des femmes”? 

On met en évidence les inégalités hommes-femmes lors de cette journée, ce qui est important. Mais faire “la Journée de la femme”, ça n’a aucun sens. Il faudrait la rebaptiser “la journée de l’égalité femmes-hommes”. Il ne fait jamais oublier qu’il y a actuellement 52 % de la population qui est mise en infériorité.

Propos recueillis par Carole Boinet

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 Sandrine Rousseau, Manuel de survie à destination des femmes en politique, Edition Les Petits matins, 2015

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 17:52

Chez nous la Sécurité sociale est attaquée de toute part, comme inefficace, dépensière, mal gérée donc il faudrait en confier la gestion au privé. Attaquée principalement par l'extrême droite qui veut la réformer pour que "notre" sécurité sociale ne bénéficie plus aux plus pauvres. Alors que c'est le lien essentiel de solidarité entre les citouyens comme la retraite par répartition.

 

C'est tellement bien que d'autres pays commencent à mettre en place le même système (aux Etats-Unis avec "Obamacare", la Chine avec un système de retraite et la Côte d'Ivoire (à lire ci-dessous) et bien d'autres. La France avait de l'avance, peut-être trop d'avance pour certains ?

La Côte d’Ivoire adopte la couverture médicale universelle


Mobilisation générale dans les services de santé de l’administration ivoirienne. Les autorités se sont donné jusqu’à septembre 2015 pour recenser tous les Ivoiriens à même de bénéficier de la couverture médicale universelle. Une Caisse nationale d’assurance maladie a été créée pour l’occasion.


Il faurdra encore de longs mois aux autorités ivoiriennes pour populariser et promouvoir auprès des 20 millions d’Ivoiriens les vertus de la couverture médicale universelle (CMU). La protection de la santé des populations africaines est en effet loin d’être généralisée. L’épidémie d’Ebola “a mis à nu les profondes faiblesses des systèmes de santé ouest-africains”, relève un rapport que vient de publier la Banque africaine de développement (BAD) sur “Les enjeux de santé en Afrique de l’Ouest”.

Quelques mois avant le déclenchement de l’épidémie d’Ebola, la Côte d’ivoire avait pris les devants. La CMU a été instaurée par une loi du 24 mars 2014 pour la mise en œuvre “d’un système national obligatoire de couverture du risque maladie en vue d’assurer à l’ensemble des populations ivoiriennes et non ivoiriennes vivant en Côte d’Ivoire un accès équitable à des soins de santé de qualité à travers des mécanismes de prise en charge collective et solidaire des dépenses de santé”.

Dans le même temps, un décret a instauré l’Institution de prévoyance sociale, dénommée “Caisse nationale d’assurance maladie”, en abrégé IPSCNAM, “chargée de l’opérationnalisation du système de couverture maladie universelle et d’honorer l’engagement pris par l’État de garantir à toute personne l’égal accès aux soins de santé”.


Appui technique de la Banque mondiale

La CMU a officiellement été lancée le 31 décembre dernier par le président de la République, Alassane Outtara, premier Ivoirien a être enregistré dans les fichiers de la CMU à cette occasion. La CMU, a-t-il commenté, constitue “une étape importante de la politique sociale en faveur des populations en général, et en faveur des plus démunis en particulier”. Mais, très pragmatique et réaliste, le chef de l’État a ajouté aussitôt : “Plus les personnes sont en bonne santé, plus elles peuvent participer au développement du pays.”

Les services de santé ivoiriens bénficient de l’appui technique des experts de la Banque mondiale. Le processus d’enrôlement de la population se prolongera jusqu’en septembre. Lors d’un séminaire commun avec la Banque mondiale sur ce sujet, les 19 et 20 janvier derniers, le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, a détaillé la méthode : “L’enrôlement de la population se fera par la méthode des cercles concentriques, avec au départ la population cible de démarrage, constituée des travailleurs du secteur formel, publics et privés, des retraités des deux secteurs, des producteurs des filières agricoles de l’huile de palme et de l’hévéa, ainsi que de leurs familles. La démarche consiste en une intégration progressive des différentes couches socioéconomiques.”

Les futurs assurés de la CMU devront présenter une carte nationale d’identité, un extrait d’acte de naissance, un acte de mariage pour les couples mariés, une attestation de travail pour les salariés, un acte d’autorité parentale ou d’adoption, une attestation de pension pour les retraités… Ils devront également s’acquitter d’une somme de 1 000 francs CFA (1,52 euro) de cotisation. Autant d’éléments fournis qui permettront aux assurés de disposer d’une carte individuelle sécurisée.


Deux régimes

Toutefois, la CMU transcrit un effort de solidarité nationale pour garantir des soins de qualité à tous les Ivoiriens. C’est pourquoi il existe deux systèmes de couverture. Un régime général, dit contributif, doit viser la majorité de la population. Il sera financé par les cotisations des assurés à hauteur de 1 000 francs CFA par personne et par mois, et à partir de l’âge de 5 ans. Le second régime, dit d’assistance médicale, s’adresse aux “indigents”. L’État se substitue alors aux assurés sociaux pour le paiement des cotisations du ticket modérateur (la part des frais de santé à la charge de l’assuré).

En janvier, le Premier ministre a précisé que l’État avait provisionné 60 milliards de francs CFA (91,5 millions d’euros) pour financer en 2016 la prise en charge des populations vulnérables. Dans le détail, plus de 28 milliards de francs CFA seront nécessaires pour recenser ces personnes (frais d’enrôlement, identification, cotisation et ticket modérateur) et une trentaine de milliards de francs CFA serviront à assurer la gratuité des soins à ces populations fragiles.


1 300 inscrits à Abidjan

“J’encourage les populations ivoiriennes à se faire enrôler”, avait lancé en décembre Alassane Outtara. Les autorités ont programmé de compter 4 millions d’assurés en septembre prochain, soit près de 17 % de la population, a rappelé Karim Bamba, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), obligé de battre le rappel le 13 février. “Refuser de se faire enrôler c’est aussi enfreindre la loi”, a-t-il prévenu.

Les Ivoiriens ont-ils réellement pris conscience de l’avantage de la CMU ? Ont-ils bien été informés ? Toujours est-il qu’à Abidjan, après un mois et demi d’enrôlement, seulement 1 300 personnes seraient inscrites à la CMU… sur une population de 6 millions d’habitants.

 

Lu sur acteurspublics.com

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 17:50

Le maire doit-il justifier le motif pour lequel il retire une délégation à un adjoint ?

Retrait de délégation… La réponse de Philippe Bluteau, avocat au barreau de Paris.

 
 

Certes, le juge administratif considère « qu’aucune disposition législative n’impose de motiver » un arrêté de retrait des délégations(1) et qu’une telle décision ne doit pas davantage faire l’objet d’une procédure contradictoire préalable(2).


« La bonne marche de l’administration communale »
Néanmoins, le Conseil d’Etat a jugé, sur le fondement de l’article L.2121-18 du CGCT « qu’il est loisible au maire d’une commune, sous réserve que sa décision ne soit pas inspirée par un motif étranger à la bonne marche de l’administration communale, de mettre un terme, à tout moment, aux délégations de fonctions qu’il avait données à l’un de ses adjoints »(3).


Ainsi, dès lors que le retrait serait contesté par l’adjoint devant le tribunal administratif, le maire devrait exposer dans l’instance le ou les motifs de sa décision, afin de permettre au juge de vérifier que ce motif est bien en lien avec le souci de « la bonne marche de l’administration communale ».


A titre d’illustration, les propos publics d’un adjoint critiquant la capacité du maire à traiter certaines affaires économiques ont été de nature « à altérer les liens de confiance entre le maire et ses adjoints nécessaires à la bonne marche de l’administration communale » et donc à fonder, en droit, le retrait des délégations audit adjoint(4).


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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 12:50

Non, par pitié, tout le monde n'est pas Charlie. En tout cas, pas n'importe qui ! Quand ce qui est désormais devenu un logo sur fond noir est inscrit sur le fronton illuminé du Nasdaq, il y a de quoi sourire (jaune) et s'inquiéter.

 

Parle-t-on de la même démocratie ?

Cela ne coûte rien à personne de défendre la liberté de la presse. « Quand nous sommes mécontents d’un papier que l’on trouve mauvais ou pas agréable, finalement, qu’est-ce que cela vaut au regard de la liberté d’expression ? » Pas grand-chose, en effet. Et rien du tout quand les papiers désagréables sont justes et justifiés.

Ensuite,quand on parle de démocratie parle-t-on de la même chose. De quelle démocratie sommes-nous les façonneurs quand seulement un tiers de la population en âge de le faire se déplace pour aller voter ? De quelle démocratie sommes-nous les témoins quand des lobbies puissants écrivent, amendent et détricotent des lois ? De quelle démocratie pouvons-nous nous enorgueillir quand les intérêts des uns – toujours les mêmes, au passage, c’est-à-dire les riches et les puissants – contreviennent au bien-être général et collectif ?

Le Nasdaq est Charlie ? La bourse est Charlie ? Ma voisine ou mon voisin qui n’a jamais ouvert un journal de sa vie est Charlie ?  Quelle poilade, décidément.

 

LES NOUVEAUX RESISTANTS :


Peu importe le théâtre. Sur les barricades de Maïdan, à Kiev (Ukraine), le long des barbelés de Monsanto en Argentine ou dans les forêts tronçonnées d’Indonésie, les militants d’un nouveau monde ne craignent pas les frontières.

A chacun son arme. Ici une vidéo, là un arsenal juridique. Ils s’appellent Susan, Salman ou Sofía et dans leur sillage des milliers, des millions d’individus portent eux aussi la lutte, faisant croître les foyers de mobilisation aux quatre coins de la planète.

En ce début d’année 2015, Terra eco a voulu braquer la lumière sur celles et ceux qui osent avancer d’un pas quand le sol partout se dérobe. Voici l’histoire de douze pionniers qui, plutôt qu’attendre le salut d’autrui, ont décidé de prendre la parole. Portraits de résistants. —






 

UKRAINE Ioulia Marouchevska, icône en ligne de l’Ukraine révoltée Une vidéo postée sur Internet a projeté l’étudiante de 25 ans sur les télés du monde entier. Elle incarne aujourd’hui les aspirations d’une part de son pays à la démocratie et à l’Europe.
INDONÉSIE Mina Setra rend aux Indonésiens les terres de leurs racines Alors que les palmiers à huile supplantent les forêts primaires, la jeune femme se bat pour que les droits des populations natives de l’archipel soient reconnus, leurs terres protégées et leurs traditions préservées.
FRANCE Adrienne Charmet-Alix veut libérer la Toile de ses chaînes A 35 ans, l’historienne porte la voix de la Quadrature du Net, qui défend les libertés numériques. Loin des clichés qui collent à la peau des geeks, elle incarne le nouveau visage des militants 2.0.
ESPAGNE Pablo Iglesias, l’indigné sur la voie royale Le leader de Podemos s’est fait une place dans le jeu politique espagnol et a rebattu les cartes jusque-là réservées aux deux partis historiques. Un as du collectif qui pourrait bien changer la donne.
ÉTATS-UNIS A la Nouvelle-Orléans, Susan Spicer cuisine local après la tempête Au pays du burger, cette cheffe, qui s’est battue notamment contre le pétrolier BP, considère la gastronomie comme un outil de résilience face aux ouragans et aux marées noires.
ITALIE En Italie, le prêtre Luigi Ciotti œuvre contre la Pieuvre Transformer des terres souillées par le sang en coopératives agricoles, tendre la main aux toxicomanes… de l’autre côté des Alpes, cet homme d’Eglise pas comme les autres a découvert sa vocation dans la rue, auprès des exclus, des abandonnés, des pauvres.
MEXIQUE Au Mexique, Verónica Cruz Sánchez relève les femmes à terre Depuis quatorze ans, la directrice de l’association Las Libres combat les violences et injustices faites aux femmes. Et l’immobilisme de l’Etat.
LIBAN Au Liban, Winta s’affranchit grâce à ses plats éthiopiens Cette immigrée de 29 ans, qui a longtemps travaillé comme domestique dans des conditions précaires assimilées à de l’esclavage, vient d’ouvrir un restaurant clandestin à Beyrouth.
RUSSIE Igor Iassine fait sortir les gays du placard russe Ce militant de 34 ans veut faire reconnaître l’égalité entre homos et hétéros, dans une Russie aux préjugés tenaces. Refusant le communautarisme, il lie son combat aux autres revendications sociales de son pays.
ÉTATS-UNIS Salman Khan, le prof du Net qui fait classe en masse En postant des vidéos sur Youtube il y a dix ans pour aider ses cousins en maths, cet Américain a créé la plus grande école gratuite du monde.
ÉTHIOPIE Asmelash Dagne met l’Ethiopie en (perma)culture Dans ce pays d’Afrique de l’Est, monocultures et intrants chimiques épuisent les terres. Alors un scientifique parcourt les écoles pour sensibiliser les enfants et inviter à une autre agriculture, en interaction avec l’homme et la nature.
ARGENTINE En Argentine, Sofía Gática bat les campagnes contre Monsanto Cette mère de famille de 47 ans se bat contre le géant multinational des OGM depuis plus de quinze ans. En bloquant des chantiers, en comptabilisant les malades et les morts dus aux herbicides.
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