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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 11:55

Cinq territoires en grève du chômage ce matin

"Je suis en grève, non, on n'a pas tout essayé contre le chômage de longue durée ». Tel est le slogan relayé depuis ce matin pour « cette première journée de la grève du chômage ». Faire la grève, pour les chômeurs de longue durée, c'est se mettre à travailler, explique l'association ATD Quart Monde, qui orchestre cette action médiatique et symbolique. Le but : braquer de nouveau l'attention sur le projet « Territoires zéro chômeur longue durée » qu'elle porte depuis des années et dans lequel plusieurs collectivités sont aujourd'hui parties prenantes.

C'est d'ailleurs dans ces territoires que, depuis ce matin, « autour de piquets de grève conviviaux, les chômeurs et les personnes qui les soutiennent effectuent des travaux utiles qui ne sont pas réalisés actuellement », explique l'association.


En Ille-et-Vilaine, à Pipriac et Saint-Ganton, ils devaient assurer la traversée sécurisée des élèves, puis participer au terrassement du site du village néolithique, à la création d'un jardin partagé entre la maison de retraite et le foyer de personnes handicapées, à l'aménagement du patio de la maison de retraite, à la collecte de recyclable ou encore à des animations culturelles.
Dans le Pays de Colombey et du Sud Toulois (en Meurthe-et-Moselle), un « petit déjeuner d'affaires » devait présenter le projet et une « Halle des compétences » valoriser les compétences et les besoins identifiés sur ce territoire ces derniers mois.


Les communes du Grand Mauléon (Deux-Sèvres) commençaient par une tournée de ramassage des recyclables avant des ateliers de lecture, d'initiation à l'informatique et de création d'un circuit touristique.


Enfin, dans la Nièvre, à Prémery, dans la communauté de communes Entre Nièvres et Forêts, les premiers travaux de réhabilitation de la future entreprise conventionnée (ancienne friche industrielle) devaient être lancés.


Ces mêmes territoires s'étaient réunis il y a un peu moins d’un mois à l'Assemblée nationale pour présenter l'avancée de leur projet. Cela a commencé par la rencontre avec les chômeurs de longue durée de chacun de ces territoires, pour cerner leurs envies et savoir-faire. Ensuite, les acteurs locaux ont réfléchi aux besoins non couverts sur leur territoire. Puis ils ont cherché à faire coïncider les besoins des uns avec les envies des autres. L'objectif ultime étant de solvabiliser ces emplois nouveaux grâce à l'activation des dépenses aujourd'hui destinées à compenser l'absence d'emploi.


Pour cela, manque l'essentiel : la possibilité légale d'expérimenter l'idée. C'est l'objet de la proposition de loi d’expérimentation pour des territoires zéro chômage de longue durée, déposée par Laurent Grandguillaume, député de la Côte-d’Or. Son examen a été inscrit à l'ordre du jour de l’Assemblée Nationale le 23 novembre prochain.

Peut-être une idée à expérimenter sur le Pays d'Ancenis malgré un taux de chômage (6,1 %) moins élevé qu'au niveau national, ce qui pose quelques problèmes de recrutements dans certains métiers.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 14:47

 

L’information est arrivée à l’AMF il y a quelques semaines via des associations départementales de maires : les maires des petites communes de leur département avaient reçu un courrier de la préfecture, parfois co-signé par la DGFIP, les encourageant à supprimer leur CCAS avant la fin de l’année. Le cas notamment en Mayenne, dans l’Aube ou en Meurthe-et-Moselle.


Mise au courant, l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (UNCCAS) a peu apprécié cette note, reçue par un certain nombre de communes les poussant à la dissolution de leur CCAS d'ici au 31 décembre 2015. Soit la date de « l'annualité budgétaire », comme indiqué dans une copie du courrier daté du 29 septembre, adressé par la préfecture de la Haute-Saône aux communes de moins de 1500 habitants.

Comme cette note succincte le rappelle, la loi Notre, adoptée l'été dernier, a rendu les CCAS facultatifs dans ces communes. Ce qui, à l'échelle nationale, représente pas loin de 30 000 des 36 000 communes de France. Si le courrier n'impose pas aux maires de dissoudre leur CCAS, il leur indique toutefois que cette dissolution est désormais « possible par délibération du conseil municipal indiquant une prise d'effet au 31 décembre 2015 ». Cette dernière précision surprend d'autant plus qu'elle ne correspond à aucun texte précis, dans la mesure où cet article de la loi Notre est applicable depuis sa publication au Journal officiel. Le téléphone a sonné dans les ministères, mais aucun ne revendique la paternité d'une telle décision.


La note aurait été envoyée par les services préfectoraux d'au moins six départements. « L’AMF souhaite rappeler que si l’article 79 de la loi Notre rend le CCAS facultatif dans les communes de moins de 1 500 habitants, il ne crée pas une obligation de le supprimer », réagit Nelly Deniot, responsable du service action sociale, éducation sportive et culturelle de l’AMF. « Compte-tenu des enjeux, nous avons mis cette question à l’ordre du jour de notre prochaine commission des affaires sociales le 4 novembre prochain », ajoute-t-elle.


Du côté de l'UNCCAS, mais aussi de l'Association des maires ruraux, la contre offensive se prépare aussi. Une lettre devrait parvenir dans quelques jours aux 29 700 maires des communes de 1500 habitants ou moins les appelant à prendre le temps de la réflexion avant une telle décision, et de plutôt saisir cette occasion pour réfléchir aux alternatives possibles pour organiser l'action sociale locale, d'autant plus que le grand mécano territorial rebat les cartes dans ce domaine également.


Cette décision de rendre les CCAS facultatifs dans les petites communes avait été justifiée lors des débats par la nécessité de sécuriser les communes (effectivement nombreuses) n'ayant jamais créé leur CCAS, malgré l'obligation légale.

 

Le CCAS de Mésanger n'est pas concerné mais il est prévu, dans un avenir proche, que l'intercommunalité prenne la compétence sociale. Que restera-t-il aux communes ?

 

Les habitants ont besoin de proximité, notamment les plus faibles et les plus démunis, qui n'ont pas accès aux nouvelles technologies et n'ont pas de moyens de locomotion. Il est urgent de s'en préoccuper.

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